Top 10 – Comment choisir son ampli ?

Marshall MKII

Après la guitare vient l’ampli…
Comment s’y retrouver dans la jungle de l’offre d’amplification ?
Voici quelques repères :

1 – Lampes, transistors, émulation…
Les lampes ne sont pas obligatoires ! Si de nombreux amplis d’excellente facture sont à lampes, d’autres technologies ont fait leur preuve. Selon votre budget, votre style, votre utilisation des pédales ou préamplis… vous pouvez être amenés à faire des choix différents. Un ampli à lampes en appartement est pratiquement inutilisable. Même en groupe, des amplis à transistor ou des systèmes numériques (il y en a de très chers et très efficaces…) pourront faire des merveilles.
Ne limitez pas votre choix à une seule technologie et étudiez bien vos besoin.

2 – La puissance.
Difficile d’établir des puissances idéales, d’autant que selon les amplis, un watt ne rend pas la même puissance sonore.
Pour la maison, le minimum de watts est souvent la meilleure option. Pour un groupe, il faut souvent au moins 15 watts à lampes ou 50/80 watts à transistor.
Sachez qu’on a souvent trop de puissance. Pour débuter ou même pour continuer, préférez des puissances raisonnables, quitte à prévoir des accessoires pour augmenter la puissance en répète ou concert (micros, HP supplémentaire…). Un stack 100 watts à lampes, c’est beau mais même à Bercy c’est trop puissant.

3 – Polyvalence ou personnalité ?
C’est un choix important… Vous voulez un ampli qui sonne d’une seule manière pour jouer un style en particulier ou un ampli qui vous permettent de jouer un peu de tout ?
Si vous faites exclusivement du blues, du métal ou du funk, ce sera facile de trouver un ampli qui correspond à ce que vous cherchez et ce sera dommage de ne pas prendre un modèle en adéquation avec votre style.
Si vous souhaitez de la polyvalence vous laisserez de nombreux modèles très orientés de côté pour vous rapprocher d’amplis qui sont des fois moins glamour mais pour autant très fonctionnels. C’est aussi pour ce genre de raisons qu’on délaisse les amplis à lampes et qu’on s’oriente vers d’autres technologies… Pour jouer de tout (genre groupe de reprises avec du U2, Pink Floyd, ACDC, funk…) vous risquez de payez ça très cher si vous tapez dans les amplis traditionnels. Les amplis à trois ou quatre canaux, à lampes, avec de beaux sons clair, des boucles d’effets… C’est vite 2000 ou 3000 euros (plus les effets, pédales…). Un ampli ou un pédalier à modélisations, ça fait souvent la blague pour beaucoup moins cher.

4 – Combo ou deux corps ?
Les deux sont valables. Sur un deux corps on a souvent des baffles plus efficaces et la possibilité d’en changer facilement si besoin mais c’est plus encombrant, peut-être plus spécifique. Quand on ne sait pas trop, c’est peut-être plus pratique de s’orienter vers un combo, sachant qu’ils sont le plus souvent très performants.

5 – La connectique.
Boucle d’effets, sortie Line out (avec ou sans simulateur de HP), entrées auxiliaires, sorties USB, sortie HP supplémentaires, sortie casque…
Selon votre utilisation, certaines de ces possibilités de connexion vous serviront ou pas, en tout cas prenez-les en compte. Voulez vous vous enregistrer à la maison (line out avec simulation de HP) ? Utilisez-vous un multi effets (boucle d’effets) ? Souhaitez vous jouer avec des backing tracks (entrées MP3) ?

6 – Taille du Haut parleur.
La « norme » c’est 12 pouces. Pour un ampli de répète et de scène, chercher un ampli avec un HP de 12″. Certains n’ont que 10″, soit parce qu’ils font le pari de la réduction de taille soit par choix artistique (Fender Bassman). Quand le HP se réduit, on perd des basses.
D’autres amplis « domestiques » descendent jusqu’à 8″ ou moins. Si vous voulez un peu de projection, et de pression sonore, ne faites pas ce choix là. Les amplis avec des très petits Hp ne permettent pas de travaillez le son et de se faire plaisir (dans la très grande majorité des cas) ils sont faits pour s’entendre à la maison, ce sont des outils pour travailler votre instrument plus que pour vous faire entendre.

7 – Le nombre de canaux.
Ça dépend de votre utilisation. Certains préfèrent n’avoir qu’un seul canal (Fender Blues Junior, Marshall Plexi…) et gérer leur gain avec le volume de la guitare. D’autres ont besoin de plusieurs niveaux de sons clair et saturation différents et prennent des amplis à 3 ou 4 canaux. D’autres ont besoin d’un clair et d’un crunch et c’est tout et les deux canaux sont tout indiqués pour eux.
Là encore, définissez clairement vos besoin. Les canaux coûtent cher… Si on veux trop de choses c’est souvent la ruine ou la modélisation.

8 – Le headroom.
C’est la capacité de votre ampli à délivrer un son clair pur au plus haut volume possible.
Obtenir un son clair cristallin à niveau de répète avec un Marshall Plexi relève de l’impossible, en revanche un Fender HotRod ou un Mesa Boogie Caliber feront merveille.
Les amplis à transistor font cela très bien aussi.
Un des grands plaisir des amplis à lampes c’est de pouvoir légèrement tordre le son pour obtenir des sons crunch très naturels et organiques qui passent au saturé juste en tournant les réglages sur sa guitare (ACDC, Hendrix…). Les plexis reviennent dans la course…
Avoir les deux sur un ampli à lampes, c’est possible mais cher.
Mon conseil : pour choisir un ampli commencez par choisir le son clair que vous voulez. On peut toujours obtenir des saturations avec des pédales, pour les sons clair, c’est beaucoup plus compliqué. Son clair pur et cristallin ou son clair un peu grincheux ? Faites votre choix

9 – Poids et encombrement.
Un ampli ça se transporte (au local, en concert…) Si vous optez pour un stack, il faudra probablement penser à changer de voiture et de dos. Certains combos à lampes sont extrêmement lourds aussi (Vox AC 30).
Les transistors sont plus légers et un pédalier à modélisation dans son sac ne pèse rien…
Ne négligez pas cet aspect, ça peut vraiment devenir galère d’avoir un ampli trop lourd ou trop encombrant.

10 – Master Volume
Certains ampli de conception vintage n’en possèdent pas. Cela veut dire qu’il n’y a qu’un seul contrôle pour le gain et le volume. Si on veut de la saturation, il faut jouer fort. Très fort, souvent trop fort.
Sauf à savoir pourquoi on choisit des amplis de conception vintage, il vaut mieux choisir un ampli avec un master volume efficace.

Voilà pour commencer à vous aider à choisir votre ampli.
Le plus important étant de définir ses besoins et d’acheter un ampli en conséquence.

À plus !

 

 

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